Viva Technology 2016. Retour sur la mission Startups.be/Digital Wallonia

Parmi l’ensemble des défis auxquels les startups font face lors de leur développement, la rencontre de clients et le développement à l’international compte parmi les plus importants. C’est pourquoi Startups.be, avec le soutien de Digital Wallonia, a mis en place une délégation de six startups wallonnes afin de se rendre sur le salon Viva Technology à Paris du 30 juin au 2 juillet derniers

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Viva Technology avait pour ambition de réunir dans un même lieu grands groupes et startups afin que ceux-ci se côtoient, élaborent des stratégies, voire envisagent des partenariats ou contrats commerciaux. 

L’occasion était donc belle pour les startups wallonnes présentes de rencontrer des sociétés du CAC 40. D’ailleurs, les startups ont, pour l’une, eut un entretien privilégié avec le Président de l’opérateur télécom Orange pour l’autre avec le PDG de LCI, une autre encore put établir des contacts étroits avec les chiefs innovation managers de PMU et Accord. Certaines startups prévoient de nouvelles rencontres avec les chiefs digital officer chez Chanel et TF1, pour ne donner que quelques exemples des contacts fructueux, à un haut niveau hiérarchique dans des grands groupes, qu’ont pu obtenir les six startups présentes.

Le salon était aussi l’occasion de rencontrer des investisseurs. La façon la plus évidente fût que le stand de Startups.be soutenu par Digital Wallonia, se trouvait juste à côté du fonds d’investissement français Serena Capital. Ce fonds ayant reçu le mandat d’investir en Région Wallonne, l’aubaine était importante pour les six startups présentes de rencontrer (à nouveau) ce fonds. Par ailleurs, de nombreux investisseurs étaient présents sur le salon même si ceux-ci restaient relativement discrets, étant plus venus pour faire « de la veille » et « sentir l’ambiance » que pour discuter avec les nombreuses startups présentes.

Il est à noter que la startup liégeoise Musimap a été sélectionnée par Serena pour participer au « Big Data Awards », concours organisé par le fonds d’investissement. Même si la société n’a pas gagné de prix, la performance était notable, à savoir qu’elle faisait partie du groupe très fermé des six startups (parmi plus de 150 à avoir posé leur candidature) à pitcher lors de cette compétition.

Concernant le salon en lui-même,e but était d’offrir à Paris un événement d’une envergure internationale. Sans hésitation, le défi relevé par Les Echos et Publicis (tous deux organisateurs) est plus que rempli. Plus de vingt grands groupes français dont PMU (voisin du stand Startups.be/Digital Wallonia), TF1 (où la startup Look exposait également), Engie, LVMH, BNP et beaucoup d’autres étaient présents avec des stands où les startups exposaient. La dimension du salon (qui a accueilli à peu près 45.000 personnes sur 3 jours selon les organisateurs) n’avait rien à envier au sérieux et au professionnalisme de trade shows plus établis dans le secteur. La présence d’Israéliens, Saoudiens, Berlinois était là pour le démontrer. Il est d’ailleurs fort à parier que cet événement montera en puissance dans les années à venir et deviendra l’incontournable à Paris, dans l’univers francophone et peut-être, à terme, en Europe. Selon Maurice Levy (président du groupe Publicis), qui a par ailleurs rencontré la société Sortlist, Viva Technology ambitionne de « devenir pour le numérique ce que le festival de Cannes représente pour le cinéma ».

L’occasion était donc importante pour les participants wallons de s’illustrer parmi les 5.000 startups qui exposaient mais aussi et surtout d’apprendre des différents intervenants (plus de 300 conférences/panels ont été données durant ces trois jours), sur des sujets aussi divers que le développement d’une place de marché ou l’intervention, très remarquée, du ministre Emmanuel Macron. Ce dernier a souligné que la France « produisait » 1.000 nouvelles startups par an et que Paris en comptait déjà 5.000. A la lecture de ces chiffres, la France semble devenir la startup nation de l’Europe (ou en tout cas, veut se positionner comme telle). Le déploiement des startups wallonnes vers ce marché peut donc être un tremplin important vers d’autres marchés internationaux, d’où la présence de cette délégation au salon.

La combinaison de contacts avec des clients, partenaires ou distributeurs potentiels ; des investisseurs et cet apprentissage en côtoyant les meilleurs (en effet, Facebook, Google et Cisco, pour ne citer qu’eux, étaient notamment présents) a permis aux six startups présentes de tester leur capacité à entrer sur ce marché ou du moins de préparer une extension de leurs activités dans les prochains mois pour la plupart.

Cette mission marquait aussi une première et fructueuse collaboration entre l’ASBL Startups.be et Digital Wallonia. En effet, la mission a pu être réalisée en un temps record. Moins de 6 semaines se sont écoulées entre l’accord de participer à la conférence, la mise en place de la délégation et la participation au salon.

Les 6 startups wallonnes

La délégation des 6 startups était assez diversifiée, elle rassemblait 3 startups récemment soutenues par le fonds du numérique W.IN.G (Keybate, ListMinut et Look) mais aussi Sortlist (NEST’up Spring 2014), Moodme (société active depuis plusieurs années) et Jack (dont le CEO, Michel Tombroff est l’ex-CEO de Softkinetic).

Jack

Jack

1380 Lasne

Keybate

Keybate

1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve

ListMinut

ListMinut

1050 Ixelles

MoodMe

MoodMe

1400 Nivelles

Sortlist

Sortlist

1301 Wavre